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22/2/16

CONVOCATION 28 Février 2016: Avançant sur le chemin de la demilitarisation et de la Paix


AVANÇANT SUR LE CHEMIN DE LA DEMILITARISATION ET DE LA PAIX

Ce 20 février passé a marqué le 27e anniversaire depuis le début du mouvement du refus du service militaire (insumisión). Ce jour-là, en 1987, 57 personnes refusant de faire leur service militaire, se sont présentées elles-mêmes dans des tribunaux pour déclarer qu’elles n’étaient pas disposées de servir dans le Servicio Militar Obligatorio (service militaire obligatoire) ni dans le Prestación Social Sustitutoria (service alternatif de la communauté). Ces jeunes gens ont été confronté à plus de deux ans de prison, mais malgré cela et la critique sévère qu’ils ont subi au commencement, petit à petit, ils ont obtenu un soutien impressionnant de la société, résultant en le mouvement Insumisión en Espagne, unique dans le monde entier.


La campagne de désobéissance civile allait continuer jusqu’en 2002, quand les derniers insumisos ont été libérés de prison. Le service militaire n’était plus obligatoire mais cette résistance à cherché à souligner l’objectif ultime de refuser de faire un service militaire : d’abolir totalement les armées, l’industrie militaire, la production et le commerce d’armements, et, une fois pour toute, le militarisme comme moyen de résoudre des conflits.

Dans ces années, 20.000 jeunes gens se sont déclarés eux-mêmes des insumisos, +/- 4.000 ont été jugés et plus de 1.000 emprisonnés. Des milliers de membres de la famille, des amis, des collègues de travail et des partenaires scolaires ont soutenu les jeunes gens et ont répandu la parole de désobéir aux armées. Beaucoup de gens en plus étaient impliqués dans des groupes variés qui, depuis, ont propagé le droit collectif de ne pas prendre les armes et de confronter les guerres d’une façon non violente.

Bien qu’aucun autre pays n’ait vu un phénomène exactement similaire, aujourd’hui, il existe des prisonniers de conscience dans des coins différents du monde : de la Finlande au Turkménistan, d’Ukraine aux Etats-Unis d’Amérique. Certains des exemples additionnels les plus remarquables sont :

L'Arménie : des Témoins de Jéhovah détenus pour refuser d’exécuter un service alternatif.

Azerbaïdjan : des prisonniers accusés d’être des traîtres pour des activités en faveur de la paix et la réconciliation avec l’Arménie.

La Corée du Sud : au moins 635 objecteurs de conscience en prison dont beaucoup sont des Témoins de Jéhovah.

L'Erythrée : pour échapper à la mobilisation ou déserter le service national. De jeunes hommes et des jeunes filles sont mobilisés pour les forces armées dans ce pays.

Israël : des jeunes, filles et garçons, de collectifs variés et différents refusent de se soumettre au service militaire ou d’agir comme faisant partie de l’armée dans les territoires palestiniens occupés par Israël.

L'Inde : pour dénoncer la loi Armed Forces Special Powers Act (loi des facultés spéciales des forces armées).

La Turquie : les Objecteurs de Conscience sont poursuivis comme déserteurs.

Ce sont juste quelques données collectées par Les résistants internationaux contre la guerre WRI et Amnistie international. Il n’y a pratiquement pas d’informations d’autres pays concernant les personnes emprisonnées pour être des objecteurs de conscience au service militaire ou la désertion. Mais nous connaissons l’existence de mouvements non-violents dans différentes régions. Le dit « Printemps arabe » consistait en manifestations pacifiques de la part de la société civile contre des dictatures et en faveur des droits humains. En Irak, en Syrie, en Egypte, en Turquie, en Palestine et beaucoup d’autres endroits, des mouvements pour la non-violence ont été enterrés ou réduits au silence par la violence d’armées et de factions militaires.


Pour cette raison, nous élevons la voix pour réclamer :

La protection et le soutien de tous les militants pour la paix dans le monde entier.

Le droit à l’objection de conscience aux structures militaires.

La désobéissance civile en confrontant les conflits armés.

La liberté pour les travailleurs pour la paix emprisonnés, hommes et femmes.

Que le recours aux armes et au militarisme ne soient pas la solution aux conflits.


Traduit de l'anglais par Edith Rubinstein, Bélgica



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