Las convocatorias y comunicados de este blog se publican en español, inglés y francés.

Details about the vigils and the supporting documents follow in spanish, english and french.

Les convocations et les communiqués de ce blog sont aussi publiés en espagnol, anglais et français.

22/10/09

CONVOCATION 25 OCTOBRE 2009: LA BIRMANIE, UN PAYS OU MEME LE RIRE EST EMPRISONNE


Le dernier dimanche du mois
A la Plaza Mayor (près de la statue du cheval) à midi
Les Mujeres de Negro - Madrid
vous invitent
à une vigie en noir et en silence
le 25 octobre 2009

POUR LES DROITS HUMAINS EN BIRMANIE

Pour la libération des personnes emprisonnées pour leurs idées
et la restauration de la démocratie
Pour la fin du travail forcé
Pour les droits ethniques et le droit de vivre en paix
Pour la fin du soutien économique apporté par les multinationales européennes et les nord-américaines à la junte militaire de Birmanie
«Usez de votre liberté pour promouvoir la nôtre.»
Aung San Suu Kyi

Expulsons la guerre et la violence
de l’histoire
et de nos vies


C/ San Cosme y San Damián, Nº 24, 2º
28012 - Madrid

...............................................................................


«Combien doivent être fragiles l’ordre et la loi qui considèrent que les droits politiques d’une femme à s’exprimer puissent mettre quoique ce soit en péril»

LA BIRMANIE, UN PAYS OU MEME LE RIRE EST EMPRISONNE

Ce pays connu aussi sous le nom de Myanmar, subit une dictature militaire qui a changé de gouverneurs depuis 1962. Dans la première élection de 1990, le LND (Ligue Nationale pour la Démocratie ) a gagné, mais la junte militaire n’a pas accepté ce changement et a poursuivi et arrêté de nombreuses personnes de l’opposition. L’une d’elles est Aung San Suu Kyi, la dirigeante du LND et récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 1991. Malgré tout cela, elle est restée en arrestation pendant 19 ans et jusqu’à récemment dans sa maison, sans possibilité de se présenter aux prochaines élections. De plus, parmi les autres qui ont été emprisonnés figure Min Ko Naing, reconnu internationalement pour sa défense des droits humains.

Les femmes, militantes pour la paix, ont joué un rôle important dans les manifestations et les marches. Beaucoup d’entre elles sont entrées en clandestinité à cause des rafles fréquentes dans leurs maisons et plusieurs ont été emprisonnées.
Plus de 1400 personnes restent emprisonnées à cause de leurs opinions politiques.
Il y a plus d’un million de personnes déplacées à l’intérieur et un autre million qui est réfugié ou en exil dont 80% de femmes et d’enfants.

Les manifestations non-violentes successives ont été sévèrement réprimées, comme le soulèvement étudiant de 1988 ou, plus récemment, en 2007, la dite révolution safran, lancée par les moines bouddhistes.

L’armée réduit en esclavage, torture et tue. Elle peut emprisonner des gens chantant des chansons interdites, possédant un fax ou recevant chez eux un étranger. Les champs sont souvent minés pour terroriser les gens et on utilise souvent des enfants pour distribuer les mines.

La répression attaque les minorités ethniques et religieuses. Un groupe de l’armée, le bataillon des violeurs, se livre à des viols massifs sur les femmes appartenant aux minorités. Des jeunes filles sont kidnappées pour la prostitution. Les femmes des minorité Shan et Karen ont dénoncé cette situation.

Qui maintient cette dictature en place?

- Plus de 40% du budget national de Birmanie va aux dépenses militaires.

- On accuse des pays comme la Chine, la Russie et la Serbie de fournir des armes au régime militaire.

- D’autres gouvernements intéressés par le programme nucléaire de la région soutiennent le régime par des actions ou des omissions.

- Bien que l’Union européenne et les Etats-Unis aient déclaré un embargo sur les armes et les services financiers contre la Birmanie, 440 entreprises étrangères opèrent dans la région, conférant un grand soutien économique à la dictature. Parmi elles, les multinationales Air France, Alcatel, American Express, Axel Springer, Caterpillar, Crédit Agricole, Daewoo, Deutsche Bank, DHL, Fuji, General Motors, ClaxoSmithKline, Hyundai, Lufthansa, Nestlé, Oracle, Siemens, Suzuki, Swatch, Unocal ou Total. Certaines d’entre elles ont été accusées d’utiliser du travail forcé.

- En somme, la compagnie pétrolière française et la compagnie US Chevron-Texaco apportent à la Junte un soutien de $450 millions par an.

- Le pipeline pétrolier Yadana dans lequel ces compagnies sont impliquées, servent à laver de l’argent de la drogue.

(Données provenant de Amnesty International, Cooperantesblog, Fédération Nationale des droits humains, divers journalistes et le livre « Birmanie, La Voix des femmes.)

«Combien peu solides doivent être la paix et l’harmoniedans un pays ou des manifestations pacifiques tournent en un bain de panique.»
Aung San Suu Kyi

Femmes en Noir de Madrid – 25 octobre 2009
Traduction: Edith Rubinstein

No hay comentarios: