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21/1/15

CONVOCATION 25 JANVIER 2015: Journée scolaire de Nonviolence


Journée scolaire de Nonviolence

Commémorant le 30 janvier la Journée scolaire de non-violence, rappelant Gandhi et les valeurs qu’il représente, les Femmes en Noir par leur idéologie féministe, anti-militariste et de non-violence expriment leur conviction qu’en plus d’être contre la violence, on doit chercher des alternatives pour apprendre comment prévenir que des conflits ne résultent en plus de violence, plutôt qu’en plus d’équité et de justice pour une société civile. Nous considérons qu’afin que ces changements se passent, il est nécessaire de fournir cet enseignement dans les écoles et dans la vie de tous les jours.

Pourtant les enfants dans les écoles, et toute la population voient que ceux qui sont au pouvoir continuent à poursuivre leur besoin de maintenir les privilèges de quelques-uns, les plus favorisés. C’est démontré par des réalités diverses: la barrière Melilla ; les gens repoussés illégalement du territoire espagnol vers le Maroc ; le refus de fournir l’asile (en violant des lois internationales signées) ; la négation de soins universels de santé pour ceux sans documents ; la stigmatisation d’immigrants sous le prétexte qu’ils prennent des boulots ou utilisent nos ressources ; et la violence contre les femmes, qui augmente chaque jour. Ceci est le moyen de promouvoir des valeurs qui correspondent à un modèle social de violence, fomentant la peur, le contrôle social, le machisme et l’obéissance aveugle – des relations de pouvoir basées sur la soumission, sur la résolution de conflits par la violence et la force, et sur le dédain de ceux qu’ils considèrent comme plus faibles et différents.

Pour réaliser cela, ils promeuvent le militarisme, développant une culture qui éduque dans la socialisation de l’idée que la défense armée, la guerre et la violence sont les seules solutions et pour cela ils préparent la nécessité de réarmer. Des visites aux centres d’éducation de forces armées et de forces de la Sécurité de l’état aident cette approche à être internalisée.

Nous déclarons notre préoccupation :

Concernant les modèles actuels dans lesquels actuellement on éduque les enfants et les jeunes, ainsi que l’exclusion du genre dans les cours scolaires en même temps qu’une reprise inquiétante de valeurs machista dans les classes.

Parce que pendant la longue crise économique dans laquelle nous vivons, le budget pour l’éducation publique a diminué alors qu’il a augmenté pour l’éducation privée. En même temps, le budget militaire a augmenté furtivement, et nous continuons questionner le budget pour la défense.

Les Femmes en Noir veulent des écoles qui collaborent à la construction d’une société qui lutte pour la paix et, dans ce but, nous considérons que :

Il est urgent et nécessaire de renforcer le travail dans l’Education de la Paix avec une perspective de genre qui a pour objectif la formation d’individus non-violents.

La non-violence est un chemin, un processus, un apprentissage permanent, pour l’individu aussi bien que pour les relations humaines ; c’est un instrument éthique de transformation qui fortifie ceux qui la pratiquent et enlève le pouvoir de ceux qui sont violents.

On devrait travailler à l’école et dans la société pour une égalité qui ne répétera pas les violences ou le pouvoir du patriarcat.

Dépenses militaires pour les écoles et les hôpitaux

« L’argent dépensé pour l’Invincible Armada est davantage nécessaire aux pauvres d’Espagne. »
Teresa Sánchez de Cepeda y Ahumada (d’Avila) dans une lettre à Philippe II.

« Nous savons (c’est dans notre conscience) que nous payons la peau des fesses pour l’armée et que dans un moment crucial elle ne nous sauverait d’aucune mauvaise situation…,étant nous-mêmes tous persuadés que toute guerre se terminerait en un désastre. »
Emilia Pardo Bazán, Epilogue à « Pro patria »

Traduit de l'anglais par Edith Rubinstein, Bélgica

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